Le Bureau d’information gouvernemental à Gaza : l’occupation tente d’embellir le crime du déplacement forcé de masse

Le Bureau d’information gouvernemental à Gaza a qualifié, samedi, les affirmations de l’occupation sioniste concernant la fourniture de tentes aux Palestiniens contraints de fuir la ville de Gaza vers le sud de la bande, de tentative manifeste d’« embellir le crime du déplacement forcé de masse », en cours depuis plus de 22 mois.
Le directeur général du bureau, Ismaïl Al-Thawabta, a affirmé que les déclarations de l’occupation sur le transfert de civils et la mise à disposition de tentes via le point de passage de Kerem Shalom ne sont rien d’autre qu’une manœuvre visant à couvrir une politique criminelle continue depuis le début de l’offensive massive contre les civils dans la bande de Gaza.
Il a souligné que l’occupation, qui prétend aujourd’hui vouloir fournir un abri, est la même qui a détruit des milliers de maisons et d’infrastructures de manière systématique, imposé un blocus strict empêchant l’accès à la nourriture, aux médicaments et à l’eau, tout en interdisant le retour des habitants dans leurs zones d’origine.
Al-Thawabta a mis en garde contre le danger que représente la zone prévue pour installer ces tentes, craignant qu’elle ne se transforme en « nouveau piège sanglant », à l’image de ce qui s’est produit dans la région d’Al-Mawasi, à l’ouest de Rafah et Khan Younès, où plus d’un million et demi de personnes avaient été entassées, avant que la zone ne soit ciblée par plus de 72 frappes durant la présence forcée des civils.
Il a réaffirmé que le déplacement forcé de la population civile sous occupation constitue un crime de guerre et un crime contre l’humanité, conformément à la Quatrième Convention de Genève et au Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
Enfin, le responsable gouvernemental a dénoncé les prétentions des forces de l’occupation à faciliter l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, qualifiant cela de « déformation des faits », dans un contexte de blocus et de famine imposés délibérément à la population.
La rédaction



