LA CHRONIQUE DU SAMEDI : La dure et noble mission de journaliste !
La mission essentielle du journaliste consiste à rechercher, vérifier et transmettre des informations pour des supports variés, en les rendant compréhensibles et accessibles à divers publics (lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, internautes). Le journaliste doit rapporter uniquement les faits et non une attitude personnelle à leur égard. Si l’objectivité est une notion complexe et dynamique qui peut renvoyer à une multitude de techniques et de pratiques, elle renvoie généralement à l’idée de « trois concepts distincts, mais interdépendants » : la véracité, la neutralité et le détachement. A contrario, un journaliste « digne de ce nom » selon la charte du journaliste, tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité et l’impartialité pour les piliers de l’action journalistique. Théoriquement, toutes ces définitions semblent idéales pour mener à bien des missions nobles, mais, o combien ardues, dans un terrain miné et parsemé d’obstacles et d’embuches. En Algérie, le métier de journaliste professionnel, avéré, incontionnel et passionné, est confronté à d’autres coups de semonce et chocs de conscience. Nous autres journalistes qui font notre métier, notamment pour rapporter des faits et évènements de proximité, ce statut requiert d’autres qualités morales, dont la patience, la persévérance, l’intégrité morale et le respect de l’éthique dans un cadre déontologique sain. Ces derniers temps, de par notre modeste expérience sur le terrain des opérations, au moment où l’on devrait se concentrer sur la médiatisation de l’avancée et réalisations liées au développement local et la modernité, et contre mauvaise fortune, bon cœur, conjonctures et actualités obligent, l’on recentre nos efforts sur les défaillances de gestion, la dénonciation de transgression des lois de la Républiques et autres déchets liés aux conditions du cadre de vie du citoyen. A partir de là, l’on s’attire les foudres de guerre d’une minorité de gestionnaires en mal d’inspiration, de clairvoyance et d’irresponsabilité, pour ne pas dire tout simplement incompétents. Ainsi, de rapporteur fidèle des faits, on est rapidement transposé en homme à abattre, en »no man’s land », et autre ennemi de ceux-là mêmes qui veulent nager en eaux troubles et marécageuses. Face à quoi, nous nous acharnons à rester toujours debout, loin de se décourager et à se plier aux diktats et chantages d’adhérer aux appâts malveillants de cette minime frange de responsables locaux. Heureusement que la grande majorité des gestionnaires, tous secteurs confondus, entre responsables d’institutions, ceux à la tête d’institutions administratives étatiques, qui font preuve de transparence dans l’information de proximité, nous ouvrant portes et bras ouverts. Et c’est tout à leur honneur. Quant à nous autres hommes de la plume, nous continuerons à nous identifier à la grande masse sociale, celle du grand peuple, sans prétention, fiers d’accomplir une noble mission, vivons dans des quartiers et cités populaires, faisons la chaine chez le boulanger du coin, chez l’épicier, le marchand de légumes, à la poste, où nous subissons les pénuries d’eau, de lait, d’huile et de café, ainsi que les fluctuations des prix durant le ramadhan, l’aïd et autres occasions religieuses, nous sollicitons autant que la grande masse de la société le transport en commun lors de nos multiples déplacements. Sans privilèges, ni passe-droits. La conscience tranquille d’accomplir une noble mission, fiers et heureux d’appartenir à un peuple brave, courageux et patient ! C’est vrai aussi, que parmi nous au sein de la corporation, une frange minime de pseudo-journalistes, se limitent à agir sous le sceau du »tout va bien et tout le monde il est gentil », se transformant en défenseurs acharnés des gestionnaires malveillants inconscients, et en mal d’inspiration, quant on n’ignore pas que cette même minorité qui se compte sur le bout des doigts, en mal de créativité et d’intégrité, se contente de miettes honteusement ramassées, qui veulent se préfabriquer un nom, en apposant leur nom toute honte bue, sans foi ni loi dans des dépêches de l’APS et autres communiqués plagiés des sites électroniques de wilaya. Indignement ! A leurs dépends ! Des attitudes, contrairement à ce qu’en pensent ces derniers rabâcheurs, ne font que valoriser encore plus les missions nobles de nous autres ! Tout fièrement !
Par : Kaid Omar

